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Le Nouvel Esprit Public

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Vous aimez notre peau de caste ? Soutenez-nous ! https://www.lenouvelespritpublic.fr/abonnementUne émission de Philippe Meyer, enregistrée au studio l’Arrière-boutique le 18 octobre 2024.Avec cette semaine :Nicolas Baverez, essayiste et avocat.Jean-Louis Bourlanges, essayiste.Maximilien Radvansky, élève de l’École normale supérieure.RAYMOND ARON« Les hommes font l’histoire mais ils ne savent pas l’histoire qu’ils font » : cette phrase de Marx, dont on peut dire qu’elle résume la philosophie de l’histoire de Raymond Aron, constitue moins, pour le philosophe, la traduction d’un désespoir face à la difficulté qu’ont les hommes à se représenter le sens de leur histoire, qu’un appel à un engagement mesuré et lucide, engagement dont Raymond Aron témoigne tout au long de sa vie.Engagé d’abord en 1940 avec le général de Gaulle à Londres, celui qui n’a alors publié comme texte majeur que son Introduction à la philosophie de l’histoire, dont le contenu porte néanmoins en germe « toute une vie de travail » (selon les termes de son directeur de thèse), y côtoie le général pendant quatre années, devient secrétaire de la rédaction de la revue La France libre, où il publie des éditoriaux de stratégie qui seront particulièrement remarqués. Engagé ensuite dans l’immédiat après-guerre : alors qu’au normalien, tout juste nommé professeur à la faculté de Toulouse avant la déclaration de guerre, les portes de l’enseignement étaient grandes ouvertes, il choisit le « virus de la politique », devenant éditorialiste à Combat, puis directeur de cabinet du ministre de l’information, André Malraux. L’Opium des intellectuels (1954) ou La Tragédie algérienne (1957) entraînent Aron dans un tourbillon politique, médiatique et polémique. Si son élection au Collège de France en 1970, consécration de sa carrière universitaire avec laquelle il a renoué en 1957, marquent l’apaisement de ses relations avec l’intelligentsia de gauche, Aron continue d’affirmer son engagement militant, que ce soit par ses nombreux éditoriaux au Figaro ou par sa participation au comité de soutien à Valéry Giscard d’Estaing en 1978.Plus qu’un spectateur engagé passivement, Aron est un théoricien du rôle de l’intellectuel en politique, qui tente de cerner les conditions qui justifient l’analyse rationnelle de l’action politique et de définir le champ de la politique en dehors de celui de la morale. Commentant dans ses Mémoires l’évolution qui s’est faite en lui durant son séjour en Allemagne entre 1930 et 1933, pendant lequel il assiste impuissant à la montée du national-socialisme, il écrit ainsi : « J’avais compris et accepté la politique en tant que telle, irréductible à la morale ; je ne chercherais plus, dans des propos ou par des signatures, à donner la preuve de mes bons sentiments. Penser la politique, c’est penser les acteurs, donc analyser leurs décisions, leurs fins, leurs moyens, leur univers mental. Le national-socialisme m’avait enseigné la puissance des forces irrationnelles, Max Weber la responsabilité de chacun, non pas tant la responsabilité de ses intentions que celle des conséquences de ses choix ». Cette importance accordée à l’analyse lucide et objective de la réalité fera d’Aron à la fois un étranger parmi ses collègues journalistes et l’un des meilleurs analystes de la vie politique française pendant près de 40 ans. Le véritable héritage d’Aron réside-t-il dans cette pensée de la politique ?Chaque semaine, Philippe Meyer anime une conversation d’analyse politique, argumentée et courtoise, sur des thèmes nationaux et internationaux liés à l’actualité. Pour en savoir plus : www.lenouvelespritpublic.frDistribué par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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