Sobre este episodio
C dans l'air l'invité du 6 juin - Laurent Valdiguié, grand reporter à Marianne. Il y a trois semaines, l’évasion de Mohamed Amra se soldait par la mort de deux deux agents pénitentiaires. 300 enquêteurs le traquent toujours lui et les membres du commando qui a sévit dans l’Eure. Jour après jour, on découvre que sa dangerosité n’avait pas été prise en considération et qu’il disposait de moyens d’action lors de sa détention. Le journal Le Parisien apprenait il y a quelques jours que Mohamed Amra avait pas moins de neuf téléphones dans sa cellule pour gérer ses activités criminelles. Ce sont ses téléphones là qui lui permettaient d’entretenir un lien permanent avec l'extérieur. Au fil des investigations, les enquêteurs ont découvert l’existence d’une compagne qui lui rendait visite en prison en se faisant passer pour sa sœur et qui aurait prêté main-forte au criminel. Nawel est donc soupçonnée d’être une complice de Mohamed Amra. Selon Le Parisien, "seules les sonorisations de sa cellule à la prison de la Santé pouvaient témoigner de son pouvoir, de son influence et de sa violence. Elles sont restées enfermées dans un dossier judiciaire, nourrissant une enquête sur un règlement de comptes sordide dans les Bouches-du-Rhône, mais oubliant au passage de prendre la mesure de ce caïd normand capable de pactiser avec les réseaux marseillais jusqu’à fomenter un assassinat ou d’attaquer un convoi rival près de Bordeaux , le tout depuis sa cellule de la prison de la Santé". Le ministre de la Justice E?ric Dupond-Moretti a annonce? l’ouverture d’une enque?te mene?e par l’Inspection ge?ne?rale de la Justice (IGJ). Il dit avoir "de?couvert dans la presse un certain nombre d’e?le?ments concernant le de?tenu Amra qui font e?tat d’une dangerosite? certaine qui ne semblait pas avoir e?te? prise en conside?ration". Laurent Valdiguié, grand reporter à Marianne, reviendra sur la traque de Mohamed Amra après son évasion de la prison de la Santé et sur le lancement d’une enquête administrative qui doit "faire toute la lumière sur la prise en charge du détenu Amra et notamment en ce qui concerne le partage d’informations" et sur les éventuels dysfonctionnements qui auraient favorisé son évasion.